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Lien Mappy
"L'idée qui a prévalue aux dessins
d'urbanisme c'était l'idée d'un village.... Il fallait en
quelque sorte constituer un quartier à part entière qui vive un
petit peu comme un village." (M.
Savva, architecte-urbaniste de Rochepleine).
Le quartier de Rochepleine se trouve dans la partie nord de
l'agglomération grenobloise à St. Egrève. Il est bordé au nord
par le rocher d'Escalade et le parc de Chambure et son château
de Rochepleine, et au sud par l'étang de la roselière du
Muscardin, une réserve naturelle ou abondent canards,
grenouilles, carpes, libelulles et dont les roseaux abritent une
faune d’oiseaux et de batraciens rare en milieu urbain.
La
Roselière class項space naturel sensible
(Dauphiné Libéré du 9 novembre 2003)
"Catherine Kamowski,
maire de Saint-Egrève, l'a annoncé recemment: l'étang du
Muscardin, situé au coeur du quartier de Rochepleine, véritable
lieu d'accueil pour les oiseaux migrateurs, canards et autres
hérons, bénéficie désormais du statut d'Espace Naturel Sensible,
un classement particulier propre à seulement quelques sites du
département.
Pour l'occasion, Serge Revel, vice-président
du conseil général, chargé de Développement Durable, des
Energies Nouvelles, de l'Environnement et du Toursime, et Pierre
Ribeaud, conseiller général du canton avaient fait le
déplacement pour annoncer la bonne nouvelle aux habitants et
associations concernés. Le conseil général a, rappelons-le, mis
en place une politique de protection, de gestion et d'ouverture
au public d'espaces naturels sensibles (ENS), "afin de préserver
la qualité des sites, des paysages et des milieux naturels".
Pour mettre en oeuvre cette competénce, il a institué la taxe
départementale sur les ENS, une taxe perçue sur toutes les
constructions nouvelles.
La demande d'inscription de la roselière du
Muscardin, faite en conseil municipal par le maire de
Saint-Egrève, a été votée à l'unanimité des élus. On devrait
pouvoir passer maintenant à la phase de réalisation avec
l'engagement d'un plan de gestion. Les habitants, regroupés en
association de quartier depuis plus de 10 ans, demandent plutôt
un plan d'action. "Des études ont déjà été faites, un diagnostic
a été établi en juin 2000, grâce aux associations naturalistes
"Cora" et "Gentiana". Il faut remettre en état le site de la
roselière et ses abords immédiats sans attendre", précisent les
riverains.
Ceci devrait donc précipiter les choses pour
un aménagement de la roselière du Muscardin dans un délai assez
bref. La commune s'y est engagée, et entend ainsi prouver qu'un
espace au caractère sauvage et encore naturel peut être intégré
au coeur d'une ville, en accord avec les acteurs locaux".
Le projet de la Gendarmerie
L'ARR vous a déjà régulièrement informés de
l'évolution de ce projet par la diffusion dans chaque boîte aux
lettres de "Canards Express " en mars et en mai, et d'un billet
d'information en octobre.
Compte-tenu de l'importance pour le quartier
des décisions prises par la municipalité, il nous a semblé
nécessaire de faire à nouveau le point, afin que chacun
connaisse le déroulement des événements et l'action que l'ARR a
menée.
-
Le 6 mars 2002 : lors d'une rencontre entre I'ARR et la
municipalité destinée à traiter différents aspects de la vie
du quartier (environnement...), M. Fiat annonce son intention
d'installer les bâtiments de la future gendarmerie à
Rochepleine, sur l'espace occupé par des cultures maraîchères
et le terrain de foot.
Or sur les plans, provisoires, qui nous sont présentés, ce
programme:
- ne prévoit pas le maintien de l'Agorespace et du terrain
de foot,
- empêche le projet de jardins familiaux, tel qu'il avait
été validé par les habitants (cf sondage de 1998).
- prévoit, outre la gendarmerie, l'instauration d'une
réserve foncière pouvant permettre la construction de
logements et/ou d'équipements dans un délai de 4 à 5
ans.
L'ARR diffuse immédiatement ces informations à tous les
habitants, et indique sa position. Pour nous, la question
n'est pas tant de savoir s'il faut ou pas une gendarmerie à
Rochepleine (que certains pourront légitimement appeler de
leurs vœux !), mais d'exiger que cela ne se fasse pas en
pénalisant les habitants par une forte réduction des espaces
disponibles, importants pour l'équilibre social du quartier :
l'Agorespace, le terrain de foot, le projet de jardins
familiaux, etc.
- Fin avril 2002 : avant d'être délibéré en Conseil
municipal, le dossier doit être examiné par la Commission
municipale d'aménagement. N'étant pas habilitée à participer à
cette Commission, l'ARR en interpelle les membres, par un
courrier, en argumentant ses positions, et en appelant à la
concertation avec les habitants.
- Le 30 avril 2002 : Conseil municipal, auquel
assistent une importante délégation de l'ARR et quelques
habitants du quartier. Lors de l'évocation du projet, nous
prenons la parole pour exprimer à nouveau nos remarques et
déplorer l'absence d'information et de concertation avec les
habitants du quartier.
Face à ces arguments, on nous assure que la municipalité
prévoit bien le maintien de l'Agorespace et du terrain de foot
(comme nous le demandions dans notre courrier à la Commission
Aménagement).
Concernant l'emplacement des futures installations, nous
faisons une contre-proposition et nous demandons de prendre le
temps de la réflexion et de la concertation. Mais la
municipalité, craignant de voir échapper les subventions liées
au projet, ne veut pas attendre et la décision est
adoptée.
- Début mai 2002 : devant l'absence de concertation,
l'ARR envoie un courrier aux responsables locaux et nationaux
de la Gendarmerie Nationale, sans réponse à ce jour.
Début mai toujours: finalement, M. Fiat organise, une fois la
décision prise, une réunion publique d'information.
Soucieux de la participation des habitants à cette rencontre,
l'ARR diffuse un nouveau Canard Express dans toutes les boites
du quartier, en diffusant les informations et en soulignant les
inconvénients et enjeux du projet, tel qu'il était
présenté.
- 16 mai 2002 : réunion d'information organisée par M.
Fiat. De nombreux habitants se sont dérangés. Un nouveau plan
d'implantation est présenté, qui tient compte d'une partie des
remarques émises par l'ARR (éviter la proximité immédiate avec
les habitations existantes), mais qui laisse dans l'ombre
certains points importants : les accès (circulation des
véhicules de gendarmerie), l'utilisation du reste du terrain
non prévu pour la gendarmerie, intitulé " réserve foncière ",
et sur lequel l'ARR propose l'installation de jardins familiaux
et d'espaces verts de loisirs.
Sans répondre à ces remarques, M. Fiat annonce la tenue d'une
autre réunion d'information à laquelle participeront les
responsables de la Gendarmerie.
- 4 juillet 2002 : rencontre publique avec les élus et
les responsables de la Gendannerie. Là encore, beaucoup
d'habitants se sont déplacés. Un grand nombre de questions sont
abordées, et pour la première fois, un représentant de la
municipalité annonce clairement leur intention de conserver
cette " réserve foncière" pour de futures constructions.
- 27 septembre 2002 : Assemblée générale de 1'ARR, à
laquelle assiste M. Gleizes, 1er adjoint. Suite à un débat
nourri avec les habitants présents, il annonce une nouvelle
rencontre d'information publique pour le mois d'octobre.
-
17 octobre 2002 : lors de la réunion publique à
l'occasion de la visite de quartier, le projet de gendarmerie
est à nouveau abordé. Mme Kamowski annonce son intention de
recueillir l'avis des habitants de Saint Egrève par
l'intermédiaire d'une enquête (deux registres déposés en
Mairie et à la bibliothèque de Rochepleine). Elle annonce
également la tenue d'une Commission Municipale élargie (au
public) à Rochepleine après les résultats de cette enquête.
L'ARR, toujours dans le but de favoriser la participation
de tous, diffuse à nouveau dans les boîtes aux lettres une
information invitant tous les habitants à donner leur avis sur
ces registres et rappelant la position de notre association:
conserver le maximum d'espace public de jeux et de loisirs, et
consulter les habitants durant les étapes d'avancement du
projet.
A la lecture des registres, les avis émis expriment, dans
leur grande majorité, la crainte d'une diminution des espaces
naturels et de jeux, ainsi que celle de voir d'autres
constructions augmenter encore la densité de population sur le
quartier. Si beaucoup s'interrogent sur les nuisances
occasionnées par un accès secondaire à la gendarmerie, presque
tous suggèrent la création de jardins familiaux (ou autres
espaces naturels collectifs) sur la réserve foncière.
Certains évoquent également des aspects plus techniques, comme
le caractère inondable des terrains (et donc le problème de la
rétention et de l'évacuation des eaux d'orage) ou la proximité
de la SICO !
-
21 novembre 2002 : Commission municipale élargie. Mme Kamowski
annonce aux personnes présentes les décisions prises après
lecture des registres d'enquête auprès des habitants:
- maintien des espaces de jeux sur une surface identique à
ce qui existe;
- concernant la " réserve foncière ", il s'agit de
conserver le terrain pour l'avenir : rien ne sera bâti sur ce
terrain durant cette mandature.
- Une réflexion s'engagera rapidement (courant janvier
2003) sur l'installation de jardins familiaux (et/ou
"communautaires" ?) sur ce terrain.
- Un seul accès à la gendarmerie : pas de circulation
continue des véhicules dans les rues du quartier.
Conclusion (provisoire ):
Devant la diversité des points de vue, l'ARR a cherché à:
- Faire le maximum pour informer les habitants et susciter
leur participation,
- Définir rapidement une position claire privilégiant
l'intérêt du quartier,
- Multiplier les interventions et actions dans le sens du
moins mauvais compromis pour le quartier.
On peut regretter que la mobilisation n'ait pas été plus
forte lors de l'enquête, mais le résultat confirme qu'on a
toujours quelque chose à gagner en se mobilisant!
Visite du
quartier
La visite de quartier a eu lieu le 17 octobre 2002, sous une
pluie battante, suivi d'une réunion le soir au restaurant
scolaire avec Me le Maire et quelques élus. Le projet de la
gendarmerie a bien sûr été évoqué.
L'ARR avait souhaité mettre en avant trois problèmes d'ordre
général, en plus le ceux évoqués par les habitants présents:
- L'entretien de l'étang et la sécurisation de ses
abords : une convention doit être passée par la mairie avec
un organisme compétent pour piloter les différentes actions
(restauration d'une zone minérale d'épouillage sur les îles,
coupe des roseaux, pêche des poissons-chats).
A ce propos, nous attirons l'attention des parents sur le fait
qu'une ouverture dans la clôture permet le passage vers la SICO
et constitue un danger pour les enfants.
De même, l'accès aux îles doit être rendu impossible, en
particulier par l'enlèvement régulier des bois flottants.
- la circulation dans le quartier, en particulier pour les
services de secours. Un exercice impromptu par les pompiers
devrait avoir lieu prochainement ( ? ) Pour juger de
l'accessibilité des différentes habitations, avec avertissement
aux véhicules gênant la circulation (avant
verbalisation...).
- La mise en place d'une barrière amovible entre la
rue des peupliers et la rue Pierre et Marie Curie afin
d'empêcher la circulation dans le sens interdit (!), très
dangereuse pour les nombreux enfants l'empruntant sur le chemin
de l'école : le nécessaire devrait être fait dans les 2
mois...
- Nous avons aussi rappelé la nécessité de poursuivre le
nettoyage des TAG.
Au cours de la réunion, nous avons insisté sur la nécessité
d'une cohérence et d'une "lisibilité" des travaux d'entretien
sur le quartier. Concernant les espaces verts par exemple :
arracher des arbres peut être nécessaire, mais existe t-il un
programme de nouvelles plantations assurant le maintien de la
qualité de vie à moyen terme?
Il nous a semblé aussi important de rappeler la nécessité
d'une information régulière des habitants, par le journal
municipal par exemple, sur l'avancement des travaux promis au
cours de cette visite, ou sur les raisons de leur abandon. Ceci
pour éviter de réduire cette visite et cette réunion à une
opération de communication, car Rochepleine continue de vivre
les 364 autres jours de l'aimée !
L'ARR est tout à fait favorable à des " partenariats " mais est
très attentive à ce que sous-entend ce terme: dans quel but pour
le quartier ? Avec quels moyens ? Avec quel suivi ? Avec quel(s)
pilote(s) ? Comment informer les habitants?
Covoiturage
Comme la plupart des habitants de Saint-Égrève vous
travaillez à Grenoble ou dans l'agglomération grenobloise et
tous les matins, seul dans votre voiture, vous maudissez le
bouchon qui s'étend certains jours de Voreppe à la Rocade
Sud.
Pour seul compagnon, la radio égrène les mauvaises nouvelles du
jour entre deux tubes pas toujours de votre goût..
Ne pensez-vous pas qu'à plusieurs le voyage pourrait être plus
agréable, car, de ce fait, il y aurait moins de voitures sur la
route, donc ... moins de bouchon, donc... moins de stress et...
moins de pollution.
L'ARR se propose de déposer à la bibliothèque du quartier un
cahier " Le Cahier de Covoiturage " sur lequel vous pourrez
indiquer vos coordonnées, votre lieu de travail et vos horaires.
Ce cahier sera consultable par tous et vous pouvez découvrir que
plusieurs personnes se rendent au même endroit, à la même
heure... Il ne vous restera plus qu'à contacter ces personnes et
le tour est joué ! ... 1, 2, voire 3 voitures de moins matin et
soir sur votre parcours.
Alors pour lutter contre la pollution et le stress, pour
simplement gagner du temps ou pour un voyage plus convivial,
pensez au covoiturage.
Le cahier sera disponible à la bibliothèque à partir de
février 2003.
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